Brad Pitt ne sert à rien

Pas peigné, pas coiffé, pas lavé, pas rasé et habillé à la va-comme-j’te-pousse. Une chemise qui a connue l’invention de la roue tellement il y a des microbes. Un collier chaîne ultra-ring’. Brad, même pas avec un bâton, j’te touche.

Brad Pitt dans sa dernière campagne de publicité pour Chanel : même pas avec un bâton, j'te touche !
Brad Pitt dans sa dernière campagne de publicité pour Chanel, Kurt Cobain du pauvre : même pas avec un bâton, j’te touche !

Cher Brad, mon Lou, mon Loulou,

j’ai le regret de te l’écrire à défaut de te le dire, mais tu ne sers à rien. Ce n’est pas de ta faute, c’est ainsi. Et ces derniers temps, ma théorie se confirme à nouveau. Non mais, Brad, tu t’es vu dans la nouvelle publicité Chanel ? Un Brad en noir et blanc, pas peigné, le cheveu gras et en berne, la barbichette si triste que même si l’on tire dessus, on ne rira pas. Pas peigné, pas coiffé, pas lavé et habillé à la va-comme-j’te-pousse. Une chemise en lin qui a connue l’invention de la roue tellement il y a des microbes en action et qui n’a probablement pas croisé un fer à repasser depuis qu’Iron Man était jeune homme, un collier en maillons encore plus ring’ que Chuck Norris. Brad, même pas avec un bâton, j’te touche.

Tu t’es vu quand t’as pub ? Brad, mon Lou, as-tu seulement réalisé les âneries que tu as pu débiter dans ce spot infâme censé vanter le parfum Chanel n°5 ? Replay, please : « Ce n’est pas un voyage. Tous les voyages ont une fin et nous allons sans cesse. Le monde change et nous changeons avec lui. Les ambitions s’évanouissent, les rêves demeurent. Mais où que je sois, tu es là. Ma chance, ma destinée, mon talisman. » Tu l’entends Brad ? Quoi donc…. ? Mais le vide, mon Lou, le vide ! C’est aberrant ce que l’on t’a fait dire ! C’est de la poésie de caniveau au point que les caniches refuseraient d’y pisser dedans ! Mademoiselle Coco doit en faire du hip-hop dans sa tombe ! Elle, la dure à cuire qui méprisait les gros, les moches, les mal-nippés. Son essence si prestigieuse confiée à un va-nu-pieds de Sunset Boulevard, tout acteur hollywoodien soit-il.

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Brad, mon Loulou, je dois te le dire, cette pub n’a servi à rien. Le monde entier s’en est gaussé. Elle a été parodiée, vilipendée, raillée… Et ton inutilité n’en a été plus que renforcée. Car, certes, à l’époque où tu étais le beau gosse des studios, déjà, Brad, tu ne me faisais pas rêver. Avec tes cheveux blonds, tes yeux bleus, un classique uniquement acceptable si on s’appelle Steve Mc Queen, et ton petit air contrit de chien battu, aucun de mes sens cédaient au moindre émoi. Et puis, cette façon agaçante de regarder en l’air et de provoquer des rides sur ton front d’éphèbe préfabriqué des nineties… Cette bouche lippue dégoulinante de chair formatée pour des moues Actor Studio. D’un film à l’autre, tu nous sers le même registre facial : un petit air mi-constipé, mi-apeuré, des plis soucieux au-dessus des sourcils tel un sharpeï dans sa prime jeunesse (car, oui, plus les sharpeï vieillissent, moins ils ont de rides !). Et pis c’est tout. Rideau. Job is done. Envoyer les dollars !

Tu sers à rien, mon Loulou, inutile de te fatiguer. Mets tes pantoufles, rase ta barbe et va garder tes mioches import-export. On se doute bien que tu en as un peu marre d’être à la tête d’une troupe de 6 enfants, dont deux adoptés par Angelina. La première fois, tu n’y étais pas. La seconde, tu as un peu gueulé : eh, Angie, 7 à la maison, c’est déjà pas si mal, non ? Mais elle t’as regardé avec ses yeux de biche, puis a décoché ce sourire chevalin qui découvre toutes ses ratiches de mangeuse-d’hommes et tu as craqué. Ok, come on. Finalement, tu étais content de cette nouvelle arrivée dans la famille. La petite Zahara est choupinette comme tout. Et puis, tu aimes te l’avouer en silence : le contraste rend bien sur les photos des magazines people. C’est joli. C’est United Color of Bradpitton. Cela aide Angie à s’installer dans un mythe à la Josephine Baker. A se profiler en Immaculée Conception des Tapis Rouges. D’ailleurs, Brad, entre nous, mon Lou, à force de porter tous ces enfants dans ses bras alors qu’ils ont largement passé l’âge de la poussette, elle a pas des sciatiques, Angie ? Une fois franchie la orde de paparazzi, est-ce qu’elle pousse tout ce petit monde dans ménagement dans la limousine et roulez-jeunesse ?! Aller, hop, hop, hop ! Fini de vous reposer, on marche ou on crève, maintenant ! Là n’est pas la question, on épluchera Angie une autre fois. Revenons-en à toi, mon Lou, mon Minou, mon pauvre Brad Pittou.

Bien sûr, on te voit toujours à l’affiche mais… Mais ça glisse, sans plus. Ça sent le blockbuster à plein tube. C’est trafiqué. Aseptisé. Et puis, tu as toujours ce masque sans réelle nuance… Pour peu que tu mâches du chewing-gum, cela te rend un brin plus expressif. Mais comme un démon qui te démange, tu reviens à ces tics insupportables d’acteur américain. Avec des phrases cousues sur-mesure dictées après un longue et savante pause : « Je ne suis peut être pas l’homme que vous attendiez, mais je suis celui qu’il vous faut. » Si je disais cela à mon patron, je ne suis pas sûre du résultat escompté. Cependant à Hollywood, ça marche toujours.

Eh oui, Brad, en dépit de tes efforts pour aller de l’autre côté du miroir aux alouettes, tu ne sers à rien. Preuve en est cette publicité désolante pour laquelle tu as sans doute perçu un gros chèque : « Bon voilà, Brad, on vous filme en noir et blanc dans un hangar parce qu’avec le cachet que l’on vous a donné on n’a plus les moyens pour des décors, même pas en numérique. Vous philosophez vaguement sur l’art du 1er parfum de synthèse pour cocoter la poule de luxe. Non, venez comme vous êtes, avec vos vêtements de tous les jours, par exemple. Le bouc à la Kentucky Fried Chicken ? Pas de problème ! Ça donnera un petit air country à la rue Cambon. Karl va adorer. Les santiags ? Bah, vous serez filmé en plan américain, vous pouvez même porter des Uggs si vous voulez..« . Le résultat fût un désastre télévisuel pathétique. Et ton air de petit garçon pressé d’aller au petit coin après avoir récité sa poésie n’y changea rien.

C’est ainsi. Pleure pas, mon Lou, c’est pas si grave, accepte l’échec et ne louche pas trop du côté d’Alain Delon. Lui qui, en un seul cliché pour Eau Sauvage de Dior issu du temps de La Piscine, remporta unanimement la bataille. Pas besoin de déblatérer des platitudes à la mord-moi-l’nœud. Alain apparaissait dans toute son entité : beau, animal, insolent en diable. Et avec une chemise repassée un tant soit peu.

Pleure pas mon Lou, mon Loulou. N’est pas Delon qui veut, ni même qui peut. Tu as perdu, c’est ainsi. Maintenant, mon Lou, va méditer sur la cupidité et la bêtise des acteurs surestimés. Retire-toi du monde sur la pointe des pieds. C’est facile, Brad, crois-moi : il suffit juste de t’effacer et de te laisser vieillir.

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