Romy Schneider et le Spleen du IIIe Reich

Allez demander à votre mère si elle a couché avec Hitler.
Non seulement vous vous prendrez une gifle, mais formuler l’indicible relève de l’irrationnel.

Romy Schneider combat le nazisme dans Le Cardinal d'Otto Preminger, 1963
Romy Schneider combat le nazisme dans Le Cardinal d’Otto Preminger, 1963

Romy Schneider n’est pas morte un 29 Mai 1982. Sa vie s’est arrêtée le 5 juillet 1981, quelque part, dans les couloirs froids d’un hôpital de l’Ouest parisien.
Son fils David venait de mourir sur la table d’opération, l’artère fémorale perforée quelques heures plutôt par les grilles du portail sur lesquelles il s’était empalé. L’adolescent de 14 ans avait franchi avec bravade cette porte haute donnant chez ses grands-parents. Son intrépidité à braver l’obstacle avait été trahie par le coup du sort. Son pied avait glissé, lui faisant perdre l’équilibre. Ses piques pointues l’avaient transpercé comme autant de lances dans le ventre. C’était une mort bête et atroce.
Face à cette fin absurde, Romy s’était tue, le regard noyé dans l’impuissance de l’anesthésiste venu lui annoncer la nouvelle. Avec David, c’était tout un monde qui s’effondrait. Son monde. Et même plus que cela, un symbole.

David portait en lui l’espoir de la réparation de la faute originelle commise par Magda Schneider, une quarantaine d’années plus tôt. Plus qu’originelle, elle était monstrueuse. Plus qu’une rumeur, des archives en couleurs exhumées des heures sombres de l’Europe et diffusées il y a peu sur les ondes hertziennes du XXIème siècle. Magda Schneider se promenant le nez au vent dans le Nid d’Aigle d’Hitler, tout sourire avec le Führer et ses condisciples. Complices d’assassinats serait le juste mot : Goebbels, Himmler, leurs épouses et leurs enfants, parfaits petits modèles de la race aryenne, achèvent cette image Wagnérienne emplie d’une horreur sourde. Par delà les montagnes pures, on tue. Magda Schneider en manteau d’hiver, son chapeau de feutre vert bavarois orné d’une plume de chasseur marchant dans la neige, Magda Schneider jouant la complicité féminine avec Eva Braun, Magda Schneider derrière ses lunettes rondes et noires esquissant un sourire appuyé au Führer, Magda Schneider cabotinant l’insouciance tyrolienne alors qu’au-delà de la frontière Allemande, on tue. On déporte, en extermine, on met les juifs en guenilles, on les gaze, on les brûle, on les affame. Magda Schneider feignant l’innocence s’exalte sur la vue dominant Berchtesgaden, désigne de son doigt ganté de velours quelque sommet alpin. En cette année 42, la neige immacule un des plus grands génocides perpétrés dans l’Histoire de l’Humanité. Mais Magda Schneider s’en fout. Actrice célèbre et ambitieuse rompue aux opérettes romantiques, elle fait partie de la liste des acteurs exempts d’impôts dictée par le Führer. C’est le Pass VIP des sympathisants du IIIème Reich. Les affaires roulent pour Magda Schneider. Pour preuve, Mariengrund, l’élégant chalet construit cette même année, à quelques kilomètres en contrebas du Nid d’Adolph Hitler. Magda Schneider élève sa fille, Romy, sous l’aile protectrice de cette bâtisse roulée comme un blockhaus. Mariengrund a des airs de coucou Suisse, tout de bois et de géraniums rouges, une vraie carte postale.
Et puis, la guerre s’en est allée. Magda avait repris petit à petit son activité cinématographique, commençant dans des rôles et des films mineurs. Elle était une actrice semi-déchue. Elle n’était plus la jeune femme pétillante qui avait fait rêver les foules. En ce début des années 50, Magda était devenue une da-dame, coupe de mémère, jupes en-dessous du genou, croupe solide mais toujours habitée par cette ambition dévorante. Remariée à un homme d’affaires allemand vaguement véreux, Hanz Herbert Blatzheim, elle s’était rangée, menait une existence bourgeoise et avait faim de gloire. L’ascension vertigineuse de sa fille l’avait aidé à remonter la pente. A nouveau, elle était au top. De son passé trouble, l’Enfant, ainsi qu’elle surnommait Romy, ignorait tout. Elle était aussi innocente que la Sissi qu’elle incarnait.

Les Ecuries d’Augias se lavaient à coups de valses viennoises et de sourires mièvres que la jeune Romy prodiguait. Sissi mettait le passé nazi de l’Autriche sous le couvercle. Magda Schneider se rachetait une conduite. Et ne fût jamais inquiétée pour son comportement pendant la guerre. Les archives en technicolor étaient bien au chaud. Il faudrait attendre le millénaire suivant pour les découvrir. Pour le moment, Magda Schneider incarnait la Mütter impériale dans toute sa splendeur : protectrice, respectable, indulgente, sévère mais juste. Après avoir été la jeune fille modèle et pure du Liebelei de Max Ophuls, elle était le modèle des mères.
Que Magda Schneider ait été la maîtresse d’Hitler est peu probable. Elle était suffisamment fine-mouche pour savoir tenir à distance les désirs les plus empressés. Les visites fréquentes du Führer dans sa loge au théâtre ne sont pas des preuves formelles. Magda était mariée et Hitler, alors en pleine ascension politique, ne se serait pas affiché avec une actrice. Magda Schneider était une femme à la tête froide. Qu’elle ait agi pour ses intérêts personnels en premier lieu, et moins par idéologie est plus vraisemblable. Séduire juste ce qu’il faut pour obtenir les grâces du Führer qui allait lui octroyer une belle économie sur ses revenus. Là où Marlène Dietrich avait éconduit sans appel Hitler comme un valet de pied, Magda faisait risette à la caméra en 16 millimètres, s’encanaillant avec Eva, fêtant les anniversaires des enfants de dignitaires nazis régulièrement. « Il y avait beaucoup de dignitaires et donc, beaucoup d’anniversaires ! » aima-t-elle s’en vanter plus tard.

Romy se rappelait encore avec quelle stupéfaction elle avait appris les rapports étroits de ses parents avec le nazisme : lors d’une interview pour Le Cardinal, film d’Otto Preminger qu’elle venait de tourner au début des années 60. Elle y avait d’incarné une viennoise sous le III Reich. Elle avait 25 ans et ignorait tout. Pour la première fois, le destin se moquait ouvertement d’elle. Confuse et honteuse, elle n’avait su que faire de cette information tombée comme un coup de hache. Ironie du sort, ses parents lui avaient rendu visite sur le plateau de tournage. C’était la première fois qu’elle les voyait réunis autrement qu’à l’écran, plus de 20 ans après leur séparation. Wolf était sur le point de mourir. Le jeune premier était devenu un vieillard au cheveu gominé et au corps sec. Seule l’énergique Magda résistait au temps. Romy avait ri et plaisanté avec eux comme si leur histoire d’amour ratée n’avait jamais existé. Ce jour-là, le ver était définitivement dans le fruit. Jamais plus Romy Schneider ne pourrait dormir tranquille après pareille révélation.
Peu de temps après, elle fit la connaissance du metteur en scène et écrivain Harry Meyen, sorte d’Henry Miller allemand. Harry avait été déporté à l’âge de 19 ans. De cette période, il gardait un traumatisme qu’il tentera de noyer plus tard dans l’alcool et les drogues de toutes sortes. Ils se marièrent en 67, à Saint-Jean Cap Ferrat, sans chichis, sans Sissi, sans viennoiseries. Dans l’année David naquit. Il était son bonheur. Elle avait réparé LA FAUTE, consciemment ou non. David n’était pas juif et ne pouvait pas l’être, mais au moins son fils portait un nom hébraïque. Cela, elle l’avait profondément désirée. Elle, fille d’un peuple encore habité par le nazisme. En guise de point sur le « i » de son prénom, Romy rajoutait systématiquement l’étoile du Roi d’Israël, pour ne pas oublier. La Shoah et le comportement de sa mère hantaient sa mémoire. Dans un coin de sa tête, il y avait cette monstruosité qui l’habitait perpétuellement, l’empêchant de dormir la nuit, de vivre pleinement ses moments de sérénité. La croix gammée et le sourire de Magda la narguaient.

Elle, Romy Schneider avait porté en elle le meilleur et le pire de l’Empire Allemand. La crème fouettée Sissi, ses crinolines, sa chevelure de Gorgone tressée à loisir, la pureté des montagnes, Schönbrunn, le monde rose bonbon d’un cinéma comme on en fait plus. Elle avait personnifié le passé glorieux des valses de l’Empereur et de l’Aigle à Deux-Têtes. Le pire : Magda Schneider trinquant avec Hitler, quelque part en Bavière. Et elle-même, enfant, jouant avec des camarades bien particuliers : les filles et fils de Goebbels. Elle avait participé au brouillage des mémoires en gommant le passé nazi de l’Allemagne à travers les Sissi, ces films de propagande de la UFA dont l’historico-romantisme n’avait pour autre but avoué de rendre le pays attractif touristiquement et aussi propre qu’une Vierge gothique. Il y avait de quoi en vomir.
S’imaginer l’impensable : Magda, maîtresse du Führer ? Et bien pire, douter de l’origine paternelle… Et si elle était la fille de … ? Romy en avait probablement des sueurs froides. Son père, Wolf, n’était-il pas parti alors qu’elle n’avait que 7 ans ? Coureur de jupons patenté, il allait rejoindre une autre femme, mais était-ce là sa seule raison ? Elle n’avait jamais su et ne le saurait jamais. Wolf était mort.

David, fruit de son amour avec Harry Meyen, Harald Haubenstock de son vrai nom, juif, ancien déporté, était le symbole d’une envie de pardon, d’un rachat où le sang de cette race arienne prônée par Hitler se mêle au sang israélite tant honni par le Régime Nazi. Ses enfants portaient des prénoms juifs, à cela, elle y tenait plus que tout. David. Sarah. Sarah. David. Il fallait laver la faute, impardonnable, de sa mère. Il fallait se détacher à tout prix de ce passé qui la pourrissait de l’intérieur. Romy avait des sautes d’humeur fréquentes qu’elle attribuait au « spleen germanique« . Tant de tourments en elle qui faisaient retomber ses moments d’euphorie en profond désespoir. Le rappel de LA FAUTE comme une blessure. Ces questions impossibles à poser à Magda, toujours en retraite à Mariengrund. Allez demander à votre mère si elle a couché avec Hitler. Non seulement vous vous prendrez une gifle, mais formuler l’indicible dans une phrase cohérente relève de l’irrationnel. Se taire et supposer. Se taire et retourner dans sa tête les scénarii tordus. Se taire et s’interdire des images pornographiques de sa propre génitrice dans un lit avec le bourreau du Reich. Fermer les yeux et tourner, tourner pour ne pas crever, pour ne pas penser. Romy Schneider évacuait comme elle pouvait cette blessure : jouer une femme juive sous la seconde guerre mondiale dans Le Train, se faire violer et brûler par les SS dans Le Vieux Fusil, et enfin incarner dans son ultime film une Juste dans le Berlin des années 30 risquant sa peau pour un petit garçon à l’étoile jaune. Avez-vous jamais entendu le cri de Romy Schneider dans La Passante quand celle-ci surprend des soldats nazis frapper à terre et sans vergogne le petit garçon juif ? C’était un cri terrifiant. Un cri venu des tripes de l’enfant de Schönau ayant grandi dans l’ignorance aux côtés des nazis, un hurlement de révolte contre sa mère sympathisante, contre son père complaisant au régime, contre ce salaud de destin qui lui avait arraché Harry et David. Car Harry était mort, lui aussi, en avril 79. On l’avait retrouvé pendu dans son appartement d’Hambourg. Son mal être venu des camps de concentration avait été plus fort que son talent artistique et son envie de vivre. Romy se sentait responsable « Je ne me suis pas assez occupée de lui après notre divorce. » Tout ce qu’elle avait construit s’était effondré. Tout ce pardon, tous ces symboles de chair pourrissaient dans une tombe. LA FAUTE de Magda semblait irréparable. Le sort semblait lui faire sentir en ricanant. Les Ecuries d’Augias construites par Magda Schneider, un matin d’hiver sur les hauteurs de Berchtesgaden, étaient impossibles à laver. La boue réapparaissait toujours malgré les grandes eaux employées. Le combat était perdu d’avance. Elle seule était encore debout. Elle était debout et elle hurlait là, sous les caméras, dans Berlin Ouest, comme une démente. Les machinos du film en avaient des frissons d’effroi. Elle donnait tant. Elle donnait tout. Jusqu’à l’insoutenable.

Il faut s’imaginer quelques années plus tôt avant le premier tour de manivelle de La Mort en direct, en 1980, Romy Schneider, engourdie par l’alcool, dans un restaurant face à un Bertrand Tavernier médusé, s’écrier « Tu te rends compte, ma Mère avait construit sa maison à Berchtesgaden, aux pieds du Nid d’Aigle d’Hitler et venait y passer ses vacances ! Comment a-t-elle pu faire ça ?!« . Et de s’effondrer après cette confidence enfouie en elle depuis 20 ans. Sa voix métallique empreinte du doux accent allemand avait résonné dans la salle, pleine de désespoir et d’impuissance. L’assistance avait été pétrifiée, tout autant que son interlocuteur qui découvrait là ses motivations profondes. Un an plus tard, elle soumettait aux producteurs d’adapter « La Passante du Sans-Souci » de Joseph Kessel, dont l’histoire était celle d’une chanteuse de cabaret recueillant un garçon juif orphelin. Dédié à David et à Harry Meyen, ce film sera le testament de Romy Schneider. Son bras d’honneur aux nazis.

En secret, Romy se rendait avenue Montaigne chez Marlène Dietrich ou lui téléphonait. Les deux femmes que 37 années séparaient, étaient très proches. En Marlène, Romy admirait le courage d’avoir renoncé aux ponts d’or offerts par Hitler, de n’avoir pas plié devant l’ennemi, d’avoir été au front chanter pour les soldats américains. Marlène recueillait ses confidences, ses peurs, ses doutes. Toutes deux avaient incarné dans leurs jeunesses le Berlin des faubourgs pour l’une, la grandeur de l’Empire Austro-hongrois pour l’autre. La pute et la princesse. Deux antithèses qui à présent conversaient autour de cafés, de verres et de cigarettes interminables. Deux époques : la République de Weimar et l’Allemagne post-apocalyptique avide de renouveau, de rose bonbon et de folklore. Deux allemandes au caractère bien trempé, ponctuelles comme se doit l’être une germanique, bosseuses, intransigeantes autant envers elles-mêmes qu’envers les autres. Deux âmes dont les charismes rayonnants éclipsaient n’importe qui dès qu’elles entraient dans une pièce. Deux spleen aux emportements à la Werther : un soir dans un restaurant parisien, reconnaissant de loin Marlène Dietrich mais n’osant l’aborder, Romy avait obéit à sa spontanéité légendaire. Sur un coup de tête, elle lui avait fait parvenir à sa table la chaîne en or qu’elle portait pour l’occasion, un petit mot griffonné dans une enveloppe « Je vous adore« . Marlène avait apprécié ce geste emporté, sans arrière-pensée, cet élan du cœur si typique de Romy qui ne savait pas aimer avec mesure. C’était tout ou rien. Leur amitié était née ainsi, dans les volutes de la nuit parisienne qui plus tard se transformeraient en souvenirs respectifs évoqués dans les brumes de l’Allemagne. Mais même Marlène la dure, le petit soldat qui avait bravé le Reich, n’avait pu guérir Romy de ses fantômes. Romy ne dormait plus, se détruisant à coups de somnifères et de barbituriques. Malgré les anxiolytiques passés en douce dans des livres découpés par l’Ange Bleu en personne, ravie d’exercer ses talents de pharmacienne narcotique, Romy avait quitté la rive. Plus rien ne la ferait revenir. Elle aspirait à rejoindre David, l’enfant chéri avec qui elle avait établi une osmose troublante. Fils, ami, confident, David était son petit gourou. Il souhaitait que Romy tourne La Passante. Romy s’était exécutée, offrant ses dernières forces à son fils, pour demander pardon une dernière fois à tous ces déportés, pour se racheter, elle, l’allemande, fille maudite de Magda Schneider. Sa mission accomplie, elle s’évapora discrètement, dans la nuit du 29 Mai 1982. De l’autre côté de la rive, David l’attendait. Cela faisait 10 mois à peine qu’il avait disparu. Romy le rejoignait enfin. Plus de tourmente, enfin la paix intérieure. Romy se fit enterrer avec une Etoile de David en pendentif. C’était là son dernier vœu. « Pour moi, lui murmurait Gabin*, tu es la bonne Allemagne.« 

*Tournant le dos à une carrière hollywoodienne improbable bien loin de sa chère France, Jean Gabin s’engagea en 1943 dans les Forces Françaises et combattit au front jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Note : Je recommande tout particulièrement l’excellent ouvrage d’Evelyne Bloch-Dano, « Romy, ma mère et moi – La biographe » (parut en Livre de Poche en 2008 et chez Grasset en 2007), sur lequel je me suis, entre autres, appuyée pour rédiger cet article. Il relate de façon admirable la vie de Romy Schneider parallèlement à celle de la mère de l’auteur, juive engagée dans la lutte contre le nazisme. Admirablement bien écrit et bien loin des biographies habituellement rédigées sur Romy Schneider, ce livre parle le notamment du mal de vivre des allemandes nées pendant la seconde guerre mondiale vis-à-vis du passé de leurs parents et de leur pays. Une réflexion forte intéressante sur l’identité allemande et juive-allemande.

Romy Schneider adolescente à Mariengrund, chalet construit par sa mère, Magda, au pied du Nid d'Aigle d'Hitler pendant le seconde guerre mondiale
Romy Schneider adolescente à Mariengrund, chalet construit par sa mère, Magda, au pied du Nid d’Aigle d’Hitler pendant la seconde guerre mondiale. (source : collection personnelle)
L'origine du mal : Magda Schneider visite le Berghof d'Hitler avec Eva Braun (source : Archives de l'INA)
L’origine du mal : Magda Schneider visite le Berghof d’Hitler avec Eva Braun (source : Archives de l’INA)
Quarante ans plus tard à Berlin, Romy Schneider tourne La Passante du Sans-Souci
Quarante ans plus tard à Berlin, Romy Schneider tourne La Passante du Sans-Souci.
Dans les années 50 : le duo mère-fille dans des bluettes impériales efface le passé nazi de l'Allemagne et de l'Autriche
Dans les années 50 : le duo mère-fille dans des bluettes impériales efface le passé nazi de l’Allemagne et de l’Autriche.
A gauche : Romy Schneider et ses parents sur le tournage du Cardinal en 1963. A droite : Mgda Schneider et Wolf Albach-Retty, petits fiancés du cinéma allemand dans les années 20.
A gauche : Romy Schneider et ses parents sur le tournage du Cardinal en 1963. A droite : Magda Schneider et Wolf Albach-Retty, petits fiancés du cinéma allemand dans les années 20.
Affiche d'un des Sissi à Hambourg dans les années 50.
Affiche d’un des Sissi à Hambourg dans les années 50.
Romy, Harry et David dans les années 70.
Romy, Harry et David dans les années 70.
Romy Schneider et Wendelin Werner, le jeune acteur interprétait Max, le petit garçon juif protégé par Elsa Wiener. Romy venant à peine de perdre son fils, les scènes entre l'enfant et elle étaient difficiles à tourner.
Romy Schneider et Wendelin Werner, le jeune acteur interprétait Max, le petit garçon juif protégé par Elsa Wiener. Romy venant à peine de perdre son fils, les scènes entre l’enfant et elle étaient difficiles à tourner.
Romy et David
Romy et David
Après la mort de Romy, Magda Schneider continuait à recevoir des hommages dans son chalet de Mariengrund. Elle mourut en 1996. Elle est enterrée à Berchtengaden...
Après la mort de Romy, Magda Schneider continuait à recevoir des hommages dans son chalet de Mariengrund. Elle mourut en 1996. Elle est enterrée à Berchtengaden…
Marlene Dietrich et Jean Gabin. Tous deux ont combattu le nazisme.
Marlene Dietrich et Jean Gabin dans les années 40. Tous deux ont combattu le nazisme.
Une grande amie de Romy : Marlène Dietrich qui résidait aussi à Paris. Celles-ci se téléphonaient beaucoup.
Une grande amie de Romy : Marlène Dietrich qui résidait aussi à Paris. Celles-ci se téléphonaient beaucoup.
Romy et David.
Romy et David.
Un si doux visage traversé de fantômes... (Photo : collection personnelle)
Un si doux visage traversé de fantômes… (Photo : collection personnelle)
Publicités

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Plume Dechat dit :

    Bonjour, si je peux me permettre de rectifier l’orthographe du nom de Monsieur Laurent PETIN et non Pétain comme vous l’écrivez. Cela aurait évité toute « ironie du sort ». Cordialement 🙂

  2. Votre article est remarquable de justesse et de vérité. En outre, il est remarquablement bien écrit.
    Encore de nos jours, les gens ignorent le mal qui rongeait Romy et n’ont aucune idée de l’impact que le passé de sa mère a eu sur sa vie toute entière – tant dans sa vie personnelle que dans le choix de ses rôles.
    S’éloigner de Sissi n’était pas seulement refuser d’être pris au piège d’un type de rôle qui aurait fini par l’estampiller, c’était surtout refuser d’être la caution morale à l’impensable, à l’impardonnable ! C’était aussi refuser d’être une énième fois abusée. Abusée, violée, utilisée psychologiquement par sa mère d’abord puis par un pays tout entier pour laver ses blessures était au-delà du supportable !
    Et tout ce à quoi et à qui Romy avait donne naissance incarnant une symbolique d’une violence incroyable avait fini par disparaître…
    Il n’en faut pas plus pour que le corps du petit soldat qui avait tant lutté finisse par lâcher prise.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s