Les Présidents américains sont des Acteurs

Il suffit de regarder Barack Obama, le plus ‘badass’ de tous les temps. 1 mètre 85. Sourire colgate à la Sinatra, salut de la main chic et décontracté, costume impeccablement taillé. On ne serait pas étonnés s’il se mettait à entonner Stranger in the night plutôt qu’enchaîner sur la politique internationale. On s’en fout. Barack est beau. Charismatique. Il a le good move. Et il le sait.

Men in Black ? Non, Barack Obama... !
Men in Black ? Non, Barack Obama… !

 Tous les présidents américains sont des acteurs. C’est injuste, mais c’est comme ça. Ils ont tous l’air d’assurer le show avant tout.Ils ne font pas des discours, mais des tours de chants. Ils ne marchent pas : ils font des claquettes. Il faut que ça claque, faut que ça matche avec le public, avec à la clef une standing ovation. Prenez Kennedy, Bill Clinton et Barack Obama et vous obtenez un trio sacré. Pas Groutcho, Harpo et Chico, bien qu’ils mettaient leur génie à des fins non politiques. Mais plutôt Gene, Fred et Frank. Comment quésako ? Ok, on vous complète les noms : Kelly, Astaire et Sinatra. L’irlandais, le longiligne et l’italien. D’ailleurs, contrairement à leurs aïeux présidentiels sculptés sur le Mont Rushmore, gueules figées et airs de ‘pas contents’, Barack, Bill et John ont emprunté le sens de la répartie de Groutcho. Pour leurs interventions façon one man show, quelques mots d’esprit shakés avec beaucoup d’autodérision, c’est excellent. L’humour, mais under control. Vous pensez bien qu’ils ne vont pas amuser la galerie pour rien. Time is votes.

Chez Barack, Bill et les autres, le sens du perfectionnisme hollywoodien fait partie de leur ADN. Les américains poussent le professionnalisme et le sens du détail très loin. C’est là une de leur plus grande qualité. Il n’y a pas de place au hasard. Prenez Autant en Emporte le Vent, par exemple. Son producteur, David Selznick, a poussé l’authenticité jusqu’à faire saupoudrer les chaussures de ses actrices de sable importé d’Arizona, afin d’évoquer la fameuse terre rouge de Tara. Chose que l’on ne verra jamais à l’écran, Miss Scarlett & co étant vêtues de pudiques crinolines. Who Cares ? Elles se sentiraient comme de vraies filles du Sud, avait déclaré Selznick. Jusqu’aux dessous d’époque –corsets et pantalons brodés. Pas question de bénéficier du confort d’une culotte contemporaine au risque de s’attirer les foudres du maître. Vous pensez bien qu’avec pareilles références, ça n’est pas Barack qui se serait compromis rue du Cirque. Oh non ! First : il n’aurait jamais risqué se prendre une bonne droite de Michèle. Second : ‘rue du Cirque’ ? ‘Circus Street’, but, what the fuck ?! Même le lieu de l’adultère aurait été classe ! A coup sûr, cela aurait prêté à discussion. Pas question de se laisser prendre dans une rue dont l’appellation évoque plus un grotesque vaudeville que Casablanca. « Nous aurons toujours Paris… ». Oui, mais pas ‘rue du Cirque’, Dear… Parce que c’est ça aussi, les Etats-Unis. Capables du meilleur, comme du pire. Ils peuvent vous faire avaler d’immondes Donuts gras et sucrés jusqu’à la glotte puis vous faire du grand cinéma. Dunkin’s Donut versus Michael Curtiz. Avec les américains, il n’y a jamais de demi-mesure. Pour les présidents, c’est fifty-fifty : Kennedy ou Trump. Clinton ou W. Bush. Mc Cain ou Obama. Ce dernier restera le plus charismatique président des Etats-Unis.

Oh… Obama ! Le plus ‘badass’ de tous les temps. 1 mètre 85. Sourire colgate à la Sinatra, salut de la main chic et décontracté lorsqu’il débarque quelque part, costume impeccablement taillé, jamais sa cravate ne commettra la faute de goût d’être de travers. On ne serait pas étonnés s’il se mettait à entonner Stranger in the night plutôt qu’enchaîner sur la politique internationale. On s’en fout. Barack est beau. Charismatique. Il a le good move. Et il le sait. On peut à peine lui en vouloir de cette arrogance. On reste fascinés par ce 7ème art qui est là, sous nos yeux. Mieux que du cinémascope, c’est du Barack, du vrai. Il a la gestuelle des pros on stage aguerris à Broadway. Comme à Hollywood période grands nababs, il possède un patronyme de stars fabriqué pour supporter la gloire et les gros titres. : BA-RACK O-BA-MA. Des syllabes qui éclatent. Un quintet parfait de A et de O qui envoient. Une labiale ouvrant sur une forêt de voyelles qui s’accordent parfaitement avec la sonorisation sèche du « K » et le roulement de tonnerre du « R » en son juste milieu. La terminaison du « M » final se fond sur un ultime « A » apportant une touche sensuelle et veloutée lorsque le ton est forcé de se faire atone pour prononcer cette terminaison. « O-ba-ma… ». Il a quelque chose de quasi orgasmique à finir sur ce « MA ». On contracte religieusement les lèvres pour les ouvrir sur la divinité du A, les yeux mi-clos, tel un dévot se régalant d’un excellent chocolat à la ganache…

Barack, c’est le meilleur pote agaçant. Il rayonne en toute circonstance. Même quand il porte une tenue inappropriée au contexte, il n’y en a que pour lui. Il débarque en polo à une soirée où le trois pièces est de rigueur ? Ce sont les gens endimanchés qui paraîtront ringards. Il mange un hot-dog, une glace ou tout autre aliment casse-gueule pour un cliché pris sur le vif ? Perfidie de la photogénie, Barack figurera sous le bon angle, tandis que vous, l’ami ordinaire, vous serez affublé de l’horrible rictus du goret de service. Quand vous vous trouvez sur une photo avec Barack, vous serez moche et ordinaire. Tandis que Barack sera génial et cool, à coup sûr. Et le pire, c’est que vous fondrez d’admiration pour lui. Vous serez même fier de poser à ses côtés, bénéficiant un bref instant des quelques photons de son charisme écrasant. Vous vous êtes fait une raison, le leader, c’est lui. Il a cette façon unique de rire à gorge déployée, la tête renversée en arrière, ses ratiches ultra-brite mordant ses lèvres purpurines, les yeux fermés. Pas besoin de cours à l’Actor’s Studio, Barack a le swag. Une chose qui ne s’apprend pas. Il y a ceux qui naissent avec le charisme d’une tanche. Et les rares élus qui éclairent une pièce sitôt entrés. « Il a deux catégorie de gens en ce monde. Ceux qui ont un flingue et ceux qui creusent. Toi, tu creuses« , disait Clint.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             Que fait bien Barack Obama ? Mais… tout ! Qu’il rit à pleines dents ou qu’il descende d’un avion, qu’il salue Mme Merkel ou fasse ses vœux de fin d’année, Barack a toujours la classe. Il peut même se permettre de parler de sa mauvaise haleine dénoncé par Michelle lors d’une interview, nul ne s’en offusquera. Dernièrement, on l’a vu swinguer vaguement sur Thriller pour Halloween, mastication d’un chewing’ à peine dissimulé. Eh bien, même en pareille circonstances et avec une chorégraphie un brin coincée, Barack reste le Number One. Cravaté ou non, en nœud pap’ ringard ou en short, Pour la mauvaise habitude ruminante, on pardonne, again… Pourquoi ? Parce que derrière l’affreux bout de gomme mâchouillé, on voit des mythes à la ruminance en cinémascope : Paul Newman, Richard Bronson, John Wayne, Clint Eastwood, Gable, Mitchum… Inconsciemment, on se fait notre toile. On revoit le Hollywood de l’âge d’or. On voit des westerns, des malfrats, des justiciers mâchouillant, pleins d’aura en seize-neuvième. On a conscience que c’est irrationnel et stupide, enfantin et faiblard, mais on n’y peut rien.Même le kitsch assumé d’une valse sur des standards sirupeux entre Michelle et Barack pour l’investiture ou toute autre cause médiatique, on adhère, on décolle. On revoit Bergman et Bogart, le piano jouant ‘A kiss is just a kiss…’, on se projette un peu dans ‘La croisière s’amuse’ (Love Boat, pour les adeptes de la V.O). Barack a des airs de Capitaine Stubbing. On tuerait pour être invité à la table du commandant.

Certes, l’aspect exotique y fait beaucoup. On estime beaucoup moins ridicules les travers d’une autre culture que la sienne. Surtout quand tout se fait en V.O, l’incompréhension aidant, on reste persuadé de sa supériorité. Comment résister à l’accent américain qui tord les syllabes comme du bubble-gum, qui les entoure comme un hula-hoop ou les éjecte comme une patate trop chaude dans la bouche ? Quelques mots et on est sur la Cinquième Avenue, au Texas, à Seattle, à Los Angeles : Washington, power, Country, States, Yes we can, Investigation, White House

Et pendant ce temps, nos dirigeants européens font office de maladroits cousins provinciaux. Sympathiques, incontestablement, mais ils sont de ceux dont on a un peu honte dans les dîners en ville. L’œil aux aguets, on les surveille de loin avec le sourire crispé d’un parisien terrorisé à l’idée que des années de gentification et de snobisme travaillés au cordeau s’écroulent dans l’attitude malheureuse d’un parent un peu pataud. Une cravate de travers ou un tailleur mal coupé, un sourire béat un peu trop appuyé, une parole déplacée et tout sera foutu parterre. Fini le dandysme qui faisait rêver. Oncle Robert a tenu à parler géopolitique. Cousine Delphine a été trop optimiste sur le chic de sa robe barioée. Tante Agathe n’a pas pu s’empêcher de demander si « Mariage Frères » était le nouveau slogan du ‘Mariage pour tous’. Vous n’avez plus qu’à plier bagage pour rabattre vers votre base arrière, quelque préfecture ou sous-préfecture feront l’affaire afin de vous mettre au vert quelques temps. Et de vous consoler en pensant que l’on reste impuissant face à l’entertainement présent dans la peau de ces insolents présidents des Etats-Unis auxquels nos dirigeants n’arriveront jamais à la cheville. A peine atteindront-ils un éperon qu’ils paraîtront vite ridicules. Une balade à cheval en Camargue n’aura jamais l’allure d’une chevauchée dans le Grand Ouest pour ces cousins de James Dean et d’Errol Flynn… N’oubliez jamais que Ronald Reagan, 40ème président des Etats-Unis, était à la base acteur de cinéma. Si les européens l’ont inventé, ce sont encore les américains qui le font le mieux.

Frank Sinatra ( à gauche) et John Kennedy (à droite), même dentition et même soutire d'un optimiste éclatant. Le crooner/acteur vs le président.
Frank Sinatra ( à gauche) et John Kennedy (à droite), même dentition et même soutire d’un optimiste éclatant. Le crooner/acteur vs le président. Ensemble ils partagèrent bon nombre de nuits d’orgies…
Depuis Uncle Sam, tous les présidents américains ont le réflexe pavlovien du doigt pointé vers l'assistance avec autorité.
Depuis Uncle Sam, tous les présidents américains ont le réflexe pavlovien du doigt pointé vers l’assistance avec autorité.
Avant la présidence, le cinéma... Ronald Reagan dans ses jeunes années hollywoodiennes.
Avant la présidence, le cinéma… Ronald Reagan dans ses jeunes années hollywoodiennes.
Elu en 1992 à la présidence des Etats-Unis, le physique et le charisme de Bill Clinton ont longtemps était comparé à Kennedy.
Elu en 1992 à la présidence des Etats-Unis, le physique et le charisme de Bill Clinton ont longtemps été comparés à ceux de Kennedy.
Georges Bush Senior, président de 1989 à 1993. Ad tempores, ad mores...
Georges Bush Senior, président de 1989 à 1993. Ad tempores, ad mores…
C'est encore Barack le plus beau... ou comment se faire torpiller avec ce photo bombing... Bear Grylls et Barack Obama sur le tournage de 'Seul face à la nature'.
C’est encore Barack le plus beau… ou comment se faire torpiller avec ce photo bombing…¨Bear Grylls et Barack Obama sur le tournage de ‘Seul face à la nature’.
Brack Obama ou l'art d'être cool, même en travaillant...
Barack Obama ou l’art d’être cool, même en travaillant…
FILE - In this file photo taken Friday, Sept. 27, 2013, President Barack Obama gestures while making a statement regarding the budget fight in Congress and foreign policy challenges, in the James Brady Press Briefing Room of the White House in Washington. As Iran's diplomatic profile rises with attempts to recalibrate its dealings with Washington, the Gulf rulers will have to make adjustments, too, and that's not such an easy thing for the monarchs and sheiks to swallow. (AP Photo/Charles Dharapak, File)
Hey, Guys ! Barack needs you !
Barack Obama, classe en toute circonstance...
Barack Obama, classe en toutes circonstances…
On se demande qui est le copilote...
On se demande qui est le copilote…
parce-que-la-dinde-ca-se-coupe-comme-ca
Double chance pour cette dinde : être graciée et rencontrer Barack Obama…
President Barack Obama and his wife Michelle dance during the Commander in Chief's Ball at the National Building Museum in Washington January 20 2009 . AFP PHOTO / TIMOTHY A. CLARY (Photo credit should read TIMOTHY A. CLARY/AFP/Getty Images)
Quand Barack danse avec Michelle, on se croirait dans Love Boat…
Un leader cool et sérieux en même temps… What Else ?
Dans son beau smoking à la Captain Stubbing, Barack Obama a conquis la Reine Elizabeth II
Dans son beau smoking à la Captain Stubbing, Barack Obama a conquis la Reine Elizabeth II.
Barack qui rit, femme à moitié… Never Mind !
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Même quand Barack Obama raconte une blague nulle sur les nains, il fait un tabac auprès de son auditoire…
Barack est celui qui a le pied le plus léger... n'en déplaise aux frimousses sautillantes derrière lui....
Barack est celui qui a le pied le plus léger… n’en déplaise aux frimousses sautillantes derrière lui….
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En revue des troupes US… Bomber de cuir sobre et sourire XXL, Barack a tout bon.
Impeccable, même en sortant d'une voiture...
Impeccable, en sortant d’une voiture…
Parcours sans faute. En maillot de bain sortant de l'eau telle une Ursula Andress dans James Bond, Barack est parfait !
Parcours sans faute. En maillot de bain sortant de l’eau telle une Ursula Andress dans James Bond, Barack est parfait !
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Même un caniche ne le fait pas passer pour une mémère avec son kiki…
Barack Obama et François Hollande.
Barack Obama et François Hollande. L’un est sympathique. L’autre Charismatique… A vous de deviner lesquels…
Tonton Oabma sera le seul membre de la famille dont on aura pas honte à sa Première Communion...
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Obama versus Trump. No Comment.
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